COOPERATION UNIVERSITAIRE

  Source : Fiche Ukraine, Ministère des Affaires Etrangères et Européennes, Ambassade de France en Ukraine (19/03/2010

I - Coopérations existantes avec des établissements d'enseignement supérieur

  a) français

  • Filières doubles diplômes (comprenant des enseignements délocalisés)

Université d'économie et de commerce / IUP Management et Gestion – Université d'Auvergne Clermont 1

Année

Kiev

Vinnitsa

Tchernivsty

Kharkiv

TOTAL

1 ère année

54

24

8

7

93

2 ème année

38

17

11

6

72

3 ème année

23

9

5

9

46

4 ème année

24

9

5

-

38

5 ème année

17

6

2

-

25

TOTAL

156

65

31

22

279

 

Université d'économie de Kharkiv / Université Lyon 2 Lumière (Master / Magister « Informatique et statistiques pour l'entrepreneuriat)

 

Nombre d'étudiants :

- promotion 1 (admission en M1 en 2005) : 13

- promotion 2 (2006) : 20

- promotion 3 (2007) : 14

- promotion 4 (2008) : 25

- promotion 5 (2009): 26

 

- Filières (enseignement en français sans diplômation française)

Université technique de Donetsk – Département de français des sciences et techniques

Nombre d'étudiants inscrits en 2009-2010 : 291 (96 en 1 ère année / 75 en 2 ème année / 58 en 3 ème année / 47 en 4 ème année / 60 en 5 ème année (spécialiste) / 31 en 6 ème année (Master))

A noter un accord de double diplôme avec le réseau « nplusi » et des négociations en cours avec l'Institut national polytechnique de Lorraine)

 

Académie de génie civil de Dnipropetrovsk

 

Nombre d'étudiants inscrits en 2009-2010

génie civil ( 151 étudiants sur 5 ans)

- 44 en 1 ère année

- 40 en 2 ème année

- 23 en 3 ème année

- 24 en 4 ème année

- 20 en 5 ème année

architecture ( 163 sur toutes les années)

- 42 en 1 ère année

- 31 en 2 ème année

- 30 en 3 ème année

- 30 en 4 ème année

- 30 en 5 ème année

A noter des partenariats avec l'INSA de Lyon (génie civil) et l'INSA Strasbourg (architecture)

 

• Partenariats « significatifs » / partenaires actifs

Parmi les établissements français les plus actifs en Ukraine (liste non exhaustive – outre les filières et les programmes européens mentionnées plus haut):

•  l'Université du Maine = accords de double diplôme avec l'Université polytechnique de Kiev (chimie), l'Université nationale de Dnipropetrovsk (économie et gestion), l'Université de chimie de Dnipropetrovsk et l'Université de Zaporijjia (physique et biologie) qui bénéficient à une dizaine d'étudiants de M1 et M2 par an.

•  le réseau n+i = nombreux accords avec des établissements ukrainiens (Université technique de Donetsk, Université de radio-électronique de Kharkiv, Université T. Chevtchenko de Kiev, Université polytechnique de Kharkov, Université polytechnique de Kiev, Académie de génie civil et d'architecture de Dnipropetrovsk, Université technique de Ternopil), mais ceux-ci ne génèrent pour le moment que des flux très limités d'étudiants, faute de financement.

•  l'Université de Nice–Sophia-Antipolis = accords avec l'Université Tauride de Simferopol (et l'Université d'économie de Ternopil en économie et gestion et, anciennement avec l'Université Metchnikov d'Odessa (Licence délocalisée)).

•  l'Université Paris 12 = accords entre l''IUT et la faculté de cybernétique de l'Université T. Chevtchenko, partenaire référent du programme doctoral en littérature et philosophie de l'Académie Mohyla de Kiev

•  l'Université de Toulouse Paul-Sabatier = partenariat avec l'Université Chevchenko de Kiev dans le domaine de la chimie qui associe une coopération scientifique d'excellence (GDR CNRS), plusieurs thèses en cotutelle et l'admission en M2 à Toulouse de plusieurs étudiants chaque année

•  l'Université de Paris Sud = plusieurs partenaires à Kharkiv en physique nucléaire, organisation d'une école d'été et d'une Université d'hiver, missions d'enseignement, recrutement récurrent d'étudiants en M2

•  l'Ecole d'architecture de Marseille = partenariat avec l'Académie d'Etat de Construction et d'Architecture d'Odessa, quelques enseignements délocalisés, accueil d'étudiants ukrainiens à Marseille

•  mais aussi l'Université de Cergy, l'Université de Nancy, les Universités de Montpellier 2 et 3, l'Université de Grenoble 2, l'Université de Paris 6, l'Université de Saint-Quentin en Yvelines, l'École polytechnique, l'École centrale de Lyon, l'INSA de Rennes (Réseau Formation et recherche), l'ENESAD de Dijon, ESCP-Europe (accord de recrutement), l'EHESS (nombreuses cotutelles), l'INALCO …. (liste non exhaustive d'établissement ayant des accords actifs)

 

Parmi les universités ukrainiennes , les plus actives avec la France sont :

•  à Kiev : l'Université polytechnique (KPI), l'Université T. Chevtchenko, l'Académie Mohyla, l'Université d'économie et de commerce, l'Université d'économie V. Hetman ;

•  à Kharkiv : l'Université d'économie, l'Université polytechnique, l'Université V. Karazine, l'Académie de gestion municipale, l'Université radio-électronique, l'Université aéronautique ;

•  à Dnipropetrovsk : l'Académie de génie civil et d'architecture, l'Université O. Honchara, l'Université de chimie, l'Université des transports ferroviaires, l'Académie nationale de Métallurgie ;

•  à Donetsk : l'Université technique ;

•  à Lviv : l'Université polytechnique, l'Université I. Franko, l'Université catholique ;

•  à Odessa : l'Académie de génie civil et d'architecture, l'Université I. Metchnikov, l'Université des technologies alimentaires ;

•  ailleurs : l'Université tauride V. Vernadsky de Simferopol, l'Université technique de Ternopil, l'Université des sciences humaines de Rivne, les Universités technique et nationale de Zaporijjia, l'Université V. Dahl de Louhansk, l'Université agraire de Bila Tserkva, L'Université technique de Kirovograd, l'Université I. Dedkovitch de Tchernivsty

 

  • Cursus soutenus d'une manière ou d'une autre par le Poste

•  Université d'économie de Kharkiv / Université Lyon 2 Lumière : 8.000 en 2009, 15.000 en 2008, 31.000 euros en 2007

•  Mise à disposition de lecteurs de français au sein des filières francophones (Donetsk, Dnipropetrovsk, Kiev et Kharkiv)

•  Actions de soutien linguistique (rénovation de l'enseignement du français, mise à disposition de lecteur) aux Universités développant d'importants partenariats : Université Chevtchenko de Kiev en chimie, Universités polytechnique de Kiev en informatique, mathématiques appliquées, économie et chimie, Université d'économie de Kiev, Université de Zaporijjia en physique et biologie.

b) d'autres pays, notamment européens

Outre les établissements supérieurs russes qui ont maintenu des relations étroites avec les établissements ukrainiens, les établissements allemands et polonais semblent les plus présents en Ukraine appuyés par des politiques gouvernementales très actives. L 'Allemagne propose, via le DAAD, plusieurs centaines de bourses par an pour des séjours d'étude ou de recherche. La Pologne octroie également plusieurs centaines de bourses chaque année et accueillait environ 2500 étudiants ukrainiens en 2006. ces deux pays ont également développé, en Ukraine, un réseau de lecteurs très dense comparé à la France.

Autre indicateur intéressant, à tout le moins au niveau européen, parmi les 11 projets Tempus sélectionnés avec l'Ukraine (sur un total de 69 projets) en 2009, l'Autriche, l'Italie et la Suède se sont positionnés sur 5 projets et la Grande-Bretagne, la Pologne et l'Allemagne sur 4, la France n'étant présente que sur un seul projet. Rappelons toutefois que sur le premier appel (2008), 2 des 8 projets impliquant l'Ukraine étaient coordonnés par un opérateur français (IUP de l'Université d'Auvergne-Clermont 1 et CNAM Pays-de-Loire).

En termes de mobilité et sur les 26.700 étudiants ukrainiens recensés à l'étranger (UNESCO, 2007), la France n'arrive qu'au 6ème rang des destinations avec 1260 inscrits dans ses établissements, après la Russie (7.200), l'Allemagne (6.870), la Pologne (2.670), les États-Unis (1.720), la Hongrie (1.450) et devant la République Tchèque (775), l'Italie (615), l'Autriche (545) et le Royaume-Uni (495).

La mobilité entrante plus importante - 32.600 étudiants étrangers poursuivaient leurs études en Ukraine en 2008 selon l'UNESCO (2008) - que la mobilité sortante s'en distingue également par sa provenance géographique, les principaux contingents d'étudiants étrangers venant d'Asie, du Moyen-Orient et d'Afrique, l'Europe occidentale et l'Amérique du Nord n'étant pour ainsi dire pas représentées.

 

II - Orientation à donner à la coopération universitaire franco-ukrainienne

L'ACSU et son dispositif

La coopération universitaire et scientifique est gérée par un Attaché de coopération scientifique et universitaire qui a remplacé, en septembre 2008, l'AT, faisant fonction d'attaché et localisé géographiquement, avec son assistante en charge de la gestion des bourses, à l'Université Chevtchenko au sein du Centre franco-ukrainien de coopération universitaire et scientifique. Suite au déménagement de l'Institut français d'Ukraine intervenu en décembre 2008, l'ACSU a rejoint les locaux de l'IFU.

Cette relocalisation doit donner une plus grande visibilité de l'offre de services « France » (cours de français, information sur les études et les partenariats scientifiques, programmation culturelle), notamment auprès du public étudiant qui constitue la cible privilégiée de l'Ambassade. Le Bureau au sein de l'Université Chevtchenko, a été transformé en bureau de la coopération pour le français dans le supérieur et héberge notamment les 2 lecteurs français en poste à Kiev qui interviennent notamment au sein de cette Université.

 

Objectifs stratégiques et principes d'action

Arrivé en septembre 2008, le nouvel ACSU s'est attaché à définir les objectifs stratégiques ainsi que les principes d'action de ce poste en matière de coopération universitaire et scientifique.

1) Renforcer le rayonnement international des établissements d'enseignement et de recherche français

•  en orientant les établissements français dans leur recherche de partenaires ukrainiens

•  en soutenant la mise en place de partenariats d'excellence avec les meilleurs établissements ukrainiens et en favorisant les coopérations intégrées (formation/recherche)

•  en appuyant et valorisant les projets de coopération scientifique, de préférence dans les domaines d'excellence français et impliquant des jeunes chercheurs

•  en renforçant l'implication des établissements français dans les programmes européens, notamment dans le programme Tempus

 

2) Former les futurs partenaires et interlocuteurs ukrainiens afin de transformer la mobilité en vecteur d'influence en

•  assurant la promotion de l'enseignement supérieur français auprès des étudiants ukrainiens

•  finançant la mobilité des meilleurs étudiants

•  contribuant à la constitution d'un véritable réseau des jeunes professionnels francophones au travers de l'Association ukrainienne des diplômés de l'enseignement supérieur français (AUDESF).

 

3) Accompagner les entreprises françaises dans leur développement international en :

•  contribuant à la formation de cadres ukrainiens francophones et/ou familiers des façons de travailler et des modes de raisonnement français

•  facilitant la mise en relation des entreprises avec le réseau des anciens boursiers et diplômés passés par les programmes français (en Ukraine) et/ou ayant effectué leurs études en France

•  valorisant le potentiel R&D de l'Ukraine au service des entreprises.

 

Politique de l'Ambassade de France en matière de coopération universitaire

Deux principes fondamentaux guident les actions conduites par l'Ambassade de France en matière de coopération scientifique et universitaire :

•  un principe d'intégration : la formation, la recherche et l'entreprise ne sont pas des champs d'action disjoints, c'est pourquoi nous nous attachons à favoriser les actions qui permettent de valoriser au mieux les synergies entre formation et recherche, formation et entreprise, et entreprise et recherche.

•  un principe de partenariat : la coopération ne prend son sens que dans la mesure où elle repose sur un engagement fort des partenaires français et ukrainiens. Cet engagement doit notamment se traduire financièrement par la participation des deux parties au financement des actions menées.

S'il existe une véritable marge de progression quantitative (nombre de partenariats), les établissements français commençant tout juste, pour une bonne partie d'entre eux, à s'intéresser à l'Ukraine, ce poste souhaite surtout mettre l'accent sur la consolidation qualitative des partenariats existants, l'enjeu étant de pouvoir contribuer à la constitution d'une dizaine de pôles de coopération autour d'Universités à la fois ouvertes à la coopération et réputées d'excellence dans leur domaine. Ces pôles de coopération devraient, dans la mesure du possible, être adossés à des coopérations scientifiques et également à des partenariats avec des entreprises. Il s'agit en effet de pouvoir articuler étroitement chaque coopération avec les débouchés qu'elle propose, condition sine qua non de son attractivité. Dans cette optique, plusieurs pôles de coopération se dessinent dores et déjà clairement :

•  autour de l'Université polytechnique de Kiev qui héberge l'espace CampusFrance Ukraine et qui a développé plusieurs partenariats avec des établissements français : Ecole polytechnique (mathématiques appliquées), Ecole centrale de Lyon (systèmes d'aviation, avec l'Université du Maine (chimie et management), Université Montpellier 2 (électronique),… ainsi qu'avec plusieurs sociétés du secteur informatique (Teamlog, Smile,…) ;

•  autour de l'Université Chevtchenko qui a développé des coopérations fortes dans le domaine de la chimie dont un Groupement de recherche international (GDRI) avec l'Université de Toulouse Paul-Sabatier et participe au programme ARCUS avec l'Université de Strasbourg ;

•  autour des 4 programmes francophones implantés respectivement à l'Académie de génie civil et d'architecture de Dnipropetrovsk (architecture et génie civil), à l'Université technique de Donetsk (sciences de l'ingénieur), à l'Université d'économie et de commerce de Kiev et dans ses filiales à Tchernivtsi, Vinnytsia et Kharkiv (économie et gestion) et à l'Université d'économie de Kharkiv (statistiques et informatique décisionnelle). Ces programmes qui rassemblent environ 850 étudiants ont en commun de proposer des formations dispensées majoritairement en français sur la base d'un partenariat avec un ou plusieurs établissements français. Le niveau d'implication du partenaire français est toutefois très variable et tous ces programmes ne débouchent pas sur une double-diplômation.

 

Outre l'accompagnement au quotidien des nombreux partenariats, ce poste s'attache donc à concentrer ses efforts à l'identification et/ou à la consolidation de ces pôles.

 

Dans cette optique, l'Ambassade de France :

•  étudie en concertation avec le département la possibilité (et faisabilité) de lancer en 2010 un appel à projets pour la création ou la consolidation de Master en partenariat qui constituerait un très bon instrument .

•  travaille en étroite coopération avec les ACPF afin de proposer une rénovation des enseignements de français (pour non spécialistes) ;

•  conduit une enquête auprès des 80 établissements ukrainiens partenaires du réseau CampusFrance Ukraine sur l'état de leurs coopérations avec la France et leurs attentes à cet égard qui devrait permettre d'avoir une vision plus claire des établissements intéressés et disposés à s'inscrire dans cette logique ;

•  organise plusieurs manifestations destinées à favoriser la mise en place d'une coopération forte en sciences humaines (écoles d'été en SHS à Ouman (2009) et à Dnipropetrovsk, conférences avec le soutien du Fond d'Alembert destinées à permettre les échanges entre chercheurs et étudiants ukrainiens et chercheurs français ayant des projets de recherche liés à l'Ukraine.

 

Contacts utiles

  • Service de Coopération et d'Action culturelle (SCAC)

Guillaume COLIN, Attaché de Coopération Universitaire et Scientifique

39, rue Reitarska

01 901 Kiev

Tél. : + 38 044 590 36 42/43

Fax : + 38 044 590 36 40

Site: http://ambafrance-ua.org/france_ukraine

 

  • Centre franco-ukrainien de coopération universitaire et scientifique (CFUCUS)

Le Centre franco-ukrainien de Coopération Universitaire et Scientifique est une antenne du SCAC installée, depuis la rentrée 2009, au sein de l'Institut français d'Ukraine. Placé sous la responsabilité de l'attaché de coopération universitaire et scientifique, son rôle est de faciliter, d'accompagner et de développer la coopération universitaire et scientifique entre les deux pays.

Guillaume COLIN, Attaché de Coopération Universitaire et Scientifique

Oksana LANDO, Coordinatrice des bourses

 

Coordonnées :

84, rue Honchara (Institut français d'Ukraine)

Tél. : + 38 044 504 01 39

Fax : + 38 044 484 16 87

Courriel : info@cfucus.org

 

  • CampusFrance

Espace CampusFrance Ukraine

Mme Olga Doroch, Coordinatrice

NTUU « KPI », 37 rue Peremoguy

(Bâtiment 7, salles 303-304)

Tél : (380 44) 406 81 90 et fax (380 44) 484 16 87

Courriel : campusfrance.kiev@gmail.com

Site: http://ukraine-campusfrance.org/fr/

 

Point de contact CampusFrance / Alliance française de Dnipropetrovsk

24, rue Ispolkomovska, 490044 Dniepropetrovsk,

Tel: (+38 056) 770 2066 / (+38 056) 413 63 10

Courriel :afdnipropetrovsk@gmail.com

Site : www.afdnipro-ua.org

 

Point de contact CampusFrance / Centre français de Donetsk

131, rue Artioma, 83000 Donetsk,

Tel: (+38 062) 332 35 10

Courriel : donetsk@centre-fr.org

 

Point de contact CampusFrance / Centre français de Kharkiv

10, ruelle Korolenko, 5ème étage, 61003 Kharkiv

Tél : (+38 057) 771 02 95 fax :(+38 057) 771 0672

Courriel : kharkiv@centre-fr.org

 

Point de contact CampusFrance / Centre français de Lviv

18 A, rue Ohiyenka, 79007 Lviv

Tél/ fax : (+38 032) 297 08 31, tél : (+38 032) 244 55 72

Courriel : aflviv@gmail.com

 

Point de contact CampusFrance / Alliance française d'Odessa

3, rue Sadova, 65020 Odessa

Tél. : (+38 048) 786 06 57, tél./fax (+38 048) 786 92 36

Courriel : afodess@gmail.com

Site : www.odessa-ua.org

 

Point de contact CampusFrance / Alliance française de Louhansk

20B, rue Radianska, bureau 407

22-B, rue 50-ritchtchia Stvorennia SSSR 91053 LOUHANSK

Tel/fax : (+38 0642) 34 79 97

Courriel : aflouhansk@gmail.com

 

Point de contact CampusFrance / Alliance française de Sebastopol

50, rue Velyka Morska, bureau 60 BP 273 99011 Sébastopol

Tel/fax : (+38 0692) 54 52 14

Courriel : afsebastopol@gmail.com

Courriel : sebastopol@af-ua.org

 

Point de contact CampusFrance / Alliance française de Simferopol

11, rue Lénine BP 522 95100 Simféropol

Tel. 050 987 44 11, 097 914 01 19, (0652) 25 30 84

Courriel : afsimferopol@gmail.com

 

Point de contact CampusFrance / Alliance française de Zaporijjia

63 A rue 40 rokiv radianskoï Oukraïny, bureau 31, 69063 ZAPORIJJIA

Tél./fax (061) 212 77 97

Courriel : afzaporojie@gmail.com

 

Point de contact CampusFrance / Alliance française de Rivne

17, rue Pouchkina 33024 Rivne

Rue. Makarova 58, app.9 33018 RIVNE

Tel./fax. : 8 0 362 63 61 28

Courriel : afrivne@gmail.com

Site : www.alliancefr.rv.ua

 

  • Association ukrainienne des diplômés de l'enseignement supérieur français

Tetyana UGRYN, Coordinatrice

NTUU « KPI », 37 rue Peremoguy

(Bâtiment 7, salles 303-304)

Tél./Fax : +38-044-406-81-90

Courriel : audesf@gmail.com

Site : www.audesf.org.ua/

 

III – Organisation de l'enseignement supérieur en Ukraine

Établissements d'enseignement supérieurs

L'enseignement supérieur ukrainien comprend 881 établissements et plus de 1.000 filiales de ces établissements dans d'autres villes. On compte, parmi eux, 353 établissements de niveau 3-4 (depuis la Loi sur l'Education (1996), les établissements d'enseignement supérieur sont répartis selon différentes catégories : niveau 1 et 2 pour les établissements d'enseignement supérieur technique (technikum, collèges,…) ; niveau 3 pour les instituts et niveau 4 pour les universités et académies) dont 240 établissements publics, parmi lesquels 82 sont de statut « national », label décerné par décret présidentiel. 16 des 24 Universités classiques (en Ukraine, beaucoup d'Universités sont spécialisées: Université des transports, Université aéronautique, Université polytechnique, Université linguistique, Université agraire, Université économique..., les Universités classiques (ou universelles) ne le sont pas et proposent tous les types de spécialisation avec une orientation plus fondamentale) ont ce statut. Le MON (Ministère de l'Éducation et de la Science) exerce sa tutelle sur la majorité de ces établissements.

En parallèle au système public d'enseignement, s'est développé un système d'enseignement supérieur alternatif dispensé dans des institutions privées: 113 établissements privés de niveau 3-4 proposent ainsi des formations supérieures, principalement en management, marketing, droit international et finance.

 

Population étudiante

On comptait en 2008-2009, 2,7 millions d'étudiants inscrits dans le système d'enseignement supérieur public et privé, qui se répartissent de la façon suivante:

•  2,36 millions étudiants dans les établissements de niveaux 3 et 4 dont 1,3 millio ns inscrits en forme présentielle (« ochni »), 1,05 millions inscrits par correspondance et 8 200 inscrits en cours du soir;

•  399,3 mille étudiants dans les établissements de niveaux 1 et 2, dont 311,3 mille inscrits en forme présentielle (« ochni »), 85,1 mille inscrits par correspondance et 2,8 mille inscrits en cours du soir.

Ce nombre élevé (512 étudiants pour 10000 habitants – 2 ème place mondiale après le Japon, UNESCO 2008) s'explique par le fait qu'environ 44 % des étudiants suivent des enseignements par correspondance (« zaochni ») et par un phénomène de survalorisation des diplômes ce qui n'est pas toujours sans poser problème (scandale récent d'un haut fonctionnaire dont le diplôme s'est avéré être un faux).

425 000 nouveaux étudiants sont entrés à l'université à la rentrée 2009.

 

Éléments budgétaires

En 2008 et 2009, le budget du Ministère de l'Éducation et de la Science (MON) a été consécutivement augmenté (en monnaie locale) de 43% et 68% passant de 7,76 milliards de hryvnias (ou UAH) en 2007, à 11,1 milliards UAH en 2008, puis à 18,6 milliards UAH en 2009. Compte tenu de la forte dévaluation qu'a connue la devise ukrainienne, cette évolution positive tout en étant réelle demeure plus limitée dès lors qu'elle est rapportée en euros, soit environ (la conversion a été ici effectuée de façon approximative à partir de la valeur moyenne de la devise calculée à partir de sa valeur au 1er janvier, 1er juillet et 31 décembre de l'année considérée) 1,12 milliards d'euros en 2007, 1,28 milliards d'euros en 2008 et 1,7 milliards d'euros en 2009.

Ces augmentations ont notamment pu se traduire par une revalorisation des salaires et des bourses. Les salaires des enseignants ont ainsi été augmentés de 35% pour s'établir à 1891 UAH mensuels (160 euros). Le montant des bourses allouées aux étudiants a également été revu à la hausse pour s'établir à 530 UAH par mois (40 euros).

En 2009, ces revalorisations ont été plus qu'absorbées par la dévaluation de la monnaie locale de près de 80% entre le 1er janvier 2007 et l'automne 2009 (1 euro = 6,65 UAH au 1er janvier 2007 / 11,89 UAH au 16 novembre 2009).

A noter le statut particulier de l'Université Chevtchenko qui propose des salaires doubles à ceux des autres établissements. C'est également le cas, dans une moindre mesure de l'Université polytechnique de Kiev ou de l'Académie Mohyla de Kiev (complément de salaires sur projet).

Le pays compte environ 96 000 universitaires et 76 949 chercheurs (Comité d'État des statistiques d'Ukraine (CES) - 2008) dont 17 016 docteurs et 4471 docteurs habilités pour une population de 46 millions d'habitants (données 2008, CES). Les établissements d'enseignement supérieur de niveaux 3 et 4 comptent 160,300 enseignants.

 

Priorités gouvernementales pour l'enseignement supérieur et ou la recherche 

Dans un rapport adressé au Président en mars 2008, le Ministre de l'éducation et de la science, M. Vakartchouk a annoncé sa volonté de réduire le nombre d'établissements d'enseignement supérieur , dont le surnombre, constate-t-il, se fait souvent au détriment de la qualité des enseignements (en particulier dans les filiales qui délivrent pourtant les diplômes de leur « maison-mère »). Plusieurs établissements se sont ainsi vus privés de leur licence depuis 2008.

Le Ministre souhaite également procéder à une rationalisation de la tutelle des établissements d'enseignement supérieur . Pas moins de 26 Ministères et départements exercent leur tutelle sur les établissements d'enseignement supérieur ukrainien et seuls 164 des 351 établissements de premier ordre (niveaux 3-4) ont une activité de recherche. M. Vakartchouk propose donc que le MON exerce désormais la tutelle sur l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur. Des rapprochements entre établissements sont également envisagés: le plus spectaculaire est intervenu récemment avec la signature d'un accord de coopération entre les deux principaux établissements du pays, l'Université Chevtchenko et l'Université nationale technique d'Ukraine (“ Institut polytechnique de Kiev”).

Une expérience pilote est, en outre, menée avec 8 Universités ukrainiennes (dont l'Université Chevtchenko) qui vise à leur donner une plus grande autonomie dans leur gestion budgétaire sous condition d'une plus grande transparence financière. Cette évolution qui s'inscrit dans une perspective de rapprochement avec le fonctionnement des Universités européennes concerne des Universités qui ont d'ores et déjà mis en œuvre le système LMD (3 cycles).

Dernier axe important de la politique en cours figurant dans ce rapport de 2008, la généralisation (intervenue à la rentrée 2009) d'un examen national unique d'entrée dans l'enseignement supérieur qui doit permettre d'harmoniser les conditions d'admission, de garantir le niveau de compétence des étudiants admis dans les Universités y compris en cours du soir et à distance et de limiter enfin la corruption à l'entrée à l'Université. Le recrutement devrait échapper (du moins en partie) aux Universités qui doivent respecter l'ordre de préférence des candidats. Les résultats de cet examen sont, en effet, opposables devant la justice.

Au titre des réformes en cours ou à venir, on mentionnera également la création d'un statut d'Université de recherche octroyé pour 5 ans aux Universités les plus impliquées (NB. Les critères d'attribution de ce statut sont les suivants : 300 thèses de doctorat ( kandidat ) et 50 thèses de doctorats habilités ( doktor ) soutenus dans les 5 ans ; au moins 150 docteurs habilités, 500 docteurs et 500 doctorants travaillant au sein de l'Université ; bibliothèque universitaire comprenant pas moins d'un million d'ouvrages ; au moins 150 publications annuelles dans des revues prises en compte dans les indices de citation internationaux ; pour les Universités techniques ou technologiques, au moins 50 brevets déposés par an ; disposer d'au moins 10 revues scientifiques propres à l'Université) dans la recherche. Sept Universités ont d'ores et déjà reçu ce label : l'Université polytechnique de Kiev, l'Université T. Chevtchenko de Kiev, l'Académie Mohyla de Kiev, l'Université polytechnique de Lviv, l'Université Ivan Franko de Lviv, l'Académie juridique Iaroslav-le-Sage de Kharkiv et l'Académie d'Ostroh.

Dans le contexte politique actuel (élections présidentielles tenues en janvier 2010), il est bien sûr peu probable que l'ensemble de ces réformes puissent être mises en œuvre. Ces projets rendent néanmoins bien compte des débats qui agitent le monde universitaire ukrainien.

   

Organisation des études et enseignements dispensés

•  Situation du LMD

Le LMD correspond en Ukraine à la nomenclature Bakalavr / Magister / Kandidat .

A noter toutefois que :

- la durée du premier cycle est de 4 ans ;

- pour un certain nombre de formations apparentées à des niveaux intermédiaires entre le technicien supérieur et l'ingénieur, le diplôme de spécialiste (bac+5-5,5) coexiste toujours avec celui de Magistr (bac + 5,5-6) ;

- la durée du second cycle varie d'une Université à l'autre de 1 à 2 ans.

Un projet (NB. Décret du ministère de l'Éducation et de la Science en date du 2 mars 2010) est toutefois en discussion qui harmoniserait les pratiques en distinguant 3 types de Master: un Master recherche d'une durée de 2 ans; un Master professionnel d'une durée d'1,5 ans et un Master « carrière » équivalent à un Master spécialisé français d'une durée de 1 à 1;5 ans.

Dans les plus grandes universités, un mécanisme de sélection se met en place entre le niveau B et M. Il y a peu, la sélection n'intervenait en effet qu'à deux étapes, à l'entrée à l'Université et pour une admission éventuelle en doctorat. Cependant, il est inconcevable pour des jeunes diplômés de se placer sur le marché du travail avec un diplôme de niveau B.

 

•  Mode de sélection

Jusque récemment, les examens d'admission dans les établissements d'enseignement supérieur étaient propres à chaque établissement. Ce mode de sélection manquait de transparence et pouvait parfois laisser prise à la corruption.

Après avoir été introduit à titre expérimental en 2008, un test unique d'admission à l'Université a été généralisé cette année (2009) à toutes les disciplines et à tous les établissements ukrainiens. Les écoliers doivent choisir au moins 3 matières. L'épreuve de langue et littérature ukrainienne est obligatoire. La seconde matière est à choisir entre les mathématiques et l'histoire de l'Ukraine. Les écoliers ont ensuite le choix entre la biologie, la physique, la chimie, la géographie ou une langue étrangère (anglais, allemand, français, espagnol) comme troisième (et suivante) épreuve, dite de spécialisation. Chacune des épreuves est notée sur 200 points et un minimum de 124 points dans les disciplines requises (par une spécialité donnée) est exigé pour pouvoir postuler à l'Université. Les épreuves consistent à la fois en des questions/réponses, des QCM et des épreuves rédactionnelles (type essai).

Les disciplines d'admission varient selon la spécialité choisie et l'Université considérée. Ainsi, pour être admis en première année de Marketing à l'Académie Mohyla de Kiev, le futur étudiant doit présenter ses résultats en langue et littérature ukrainienne, mathématiques et anglais. Dans certaines spécialisations (art, architecture), les tests sont complétés par un travail de création (obligatoire).

La moyenne obtenue pour le certificat de fin d'études secondaires (« attestat ») permet ensuite de départager les candidats ayant obtenu les mêmes résultats au test. A noter que le test ne se substitue pas tout à fait aux tests des établissements que certains, souvent les plus prestigieux, continuent à organiser en complément du test unique.

Réf.: décret du Ministre de l'Éducation et de la Science du 10 octobre 2009

 

•  Droits d'inscription

L'enseignement est gratuit pour environ 62% des étudiants de premier cycle ( Bakalavr ) et 52% des étudiants de second cycle qui ont le statut de « boursiers » (exonération des droits d'inscription + allocation mensuelle d'environ 40 Euros / mois). En outre, les meilleurs étudiants peuvent bénéficier, en sus, de bourses améliorées (du Président ou du gouvernement cumulables avec des bourses du Recteur).

Dans le cas d'une scolarité payante, les droits d'inscription sont très variables d'un établissement à l'autre et d'une spécialisation à l'autre également, entre 100 et 1000 euros en premier cycle, environ le double en second cycle.

 

•  Situation des études doctorales

Le système, hérité du système soviétique, est centralisé sous l'autorité de la VAK ( Visha attestatsiona Komissia ), « Haute commission d'attestation des thèses ».

Le grade de kandidat nauk a été reconnu équivalent au doctorat dans le cadre d'un accord intergouvernemental signé en 2006. Le grade doktor nauk n'a pas d'équivalent en France. Il peut toutefois être comparé à l'habilitation à diriger les recherches (dont il partage la finalité).

Un projet de loi en cours d'examen envisage de substituer le grade de PhD à celui de kandidat nauk, grade qui pourrait alors être octroyé par les Universités et académies dites nationales.

Un projet pilote de mise en place d'écoles doctorales est d'ores et déjà porté par un consortium de 8 universités autonomes (dont l'Académie Mohyla de Kiev et l'Université Ivan Franko de Lviv). L'Académie Mohyla de Kiev propose ainsi depuis la rentrée 2008, des programmes doctoraux thématiques, interdisciplinaires et développés en partenariat avec des Universités étrangères (qui délivrent le diplôme). L'un d'entre eux, en littérature et philosophie, a été mis en place en partenariat avec l'Université Paris 12.

 

•  Situation particulière à signaler 

Le bloc primaire – secondaire est passé en 2001 de 11 à 12 ans. L'année 2012 sera en conséquence une année blanche (sans recrutement en première année à l'Université) et marquera le basculement complet du système à 12 ans.

L'Ukraine est l'un des derniers pays d'Europe continentale à avoir rejoint le processus de Bologne (mai 2005). La transition se poursuit : mise en place des modules ECTS et généralisation du découpage Bakalavr / Magistr / Kandidat.

Malgré une tradition académique très exigeante, le niveau des écoles et des universités demeure hétérogène, essentiellement du fait de la faible attractivité du métier d'enseignant.

La coexistence de deux concours d'entrée à l'Université, l'un donnant accès à des études gratuites, l'autre donnant accès à des études payantes (et logiquement moins difficile), se traduit par des disparités de niveau qui peuvent être importantes dans certains établissements. On notera toutefois que les étudiants payants contribuent en moyenne (mais les écarts sont importants d'une discipline à l'autre ou d'un établissement à l'autre) à 50% du budget des établissements ukrainiens .

 

Principaux atouts du système d'enseignement supérieur

Du point de vue des partenaires (potentiels ou réels), l'Ukraine présente les atouts suivants :

•  la taille du pays (600.000 km2 et 46 millions d'habitants) sa proximité relative avec la France (3h d'avion entre Paris et Kiev) et l'importance de sa population étudiante (2,4 millions d'étudiants) ;

•  un bon, voire très bon niveau général de formation théorique de ses étudiants, en particulier dans les sciences dites exactes adossé sur une véritable tradition scientifique (l'Ukraine était un des plus importantes centres de recherche de l'Union soviétique en particulier en chimie, physique (nucléaire notamment), mathématiques, aéronautique, biologie) ;

•  une réelle volonté d'ouverture de nombreux établissements dès lors que l'optique adoptée est une optique de véritable partenariat et non, de simple recrutement, l'Ukraine ayant fortement souffert, au cours des années 1990-2000, de la fuite de ses cerveaux.

Il convient néanmoins d'évoquer également certaines difficultés :

  • s ur le plan conjoncturel, la situation économique actuelle (chute de 20% du PIB en glissement annuel au premier trimestre 2009, dévalorisation de 50% de la monnaie locale) qui affecte très sensiblement les capacités de (co)financement des établissements ukrainiens, en particulier pour ce qui est de la coopération internationale;
  • sur un plan plus structurel:

•  les capacités administratives du Ministère de l'Éducation et de la Science (qui demeure pour l'heure largement sous-administré... et inefficace)

•  le manque de visibilité des établissements d'enseignement supérieur ukrainiens : peu de sites et bases de données en anglais (ou en français), faible intégration dans les grands consortia européens, …

le vieillissement du corps professoral qui tient à la fois à l'absence d'obligation de départ à la retraite (et possibilité de cumul de la retraite avec un traitement de professeur) qui limite les possibilités d'ascension professionnelle des jeunes professeurs et au bas niveau de rémunération.